Douleur : "Sensation désagréable et une expérience émotionnelle en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans des termes évoquant une telle lésion".
D’après l’Association Internationale pour l’Etude de la Douleur
Il faut donc éviter les termes "récepteurs de la douleur", "voies de la douleur"...
La douleur est subjective, elle varie d'un individu à l'autre, elle varie avec le type de société. La douleur, à la différence du plaisir n'est pas seulement un état affectif mais aussi une sensation. A ce titre elle bénéficie de voies et centres nerveux spécifiques (ceux de la nociception) et d'un statut social !
Stimulus nociceptif : un stimulus est dit nociceptif lorsqu'il est capable de produire une lésion tissulaire (stimulus qui porte atteinte à l'intégrité de l'organisme).
Nocicepteur : récepteur préférentiellement sensible à un stimulus nociceptif ou à un stimulus qui deviendrait nociceptif s'il se prolongeait. Ce sont en général des terminaisons libres.
La douleur est souvent l'interprétation d'une sensation nociceptive. Cependant la douleur n'est pas toujours liée à une atteinte corporelle externe (piqûre, brûlure...) ou interne (tumeur...).
Il peut y avoir douleur :
- sans atteinte corporelle (migraine, névralgie faciale)
- disproportionnée par rapport à l'atteinte corporelle (calculs rénaux)
- qui persiste très longtemps après une blessure (membre fantôme)
- qui intervient longtemps après l'atteinte corporelle (algésie épisodique des accidentés de voiture)
Il peut aussi y avoir atteinte corporelle sans douleur (analgésie congénitale).
On parle souvent de contrôles descendants de la sensation douloureuse, mais il existe aussi des modulations de l'information nociceptive au niveau spinal (contrôles segmentaires). Le contrôle de la douleur par les médicaments sera traité dans une autre partie, celui-ci n'étant pas de type physiologique.
Les mécanismes physiologiques de contrôle peuvent se résumer ainsi : l'intensité de la douleur peut être modulée par la balance entre activité des fibres nociceptives et activité d'autres afférences (afférences médullaires ou afférences descendantes).
La stimulation électrique des fibres cutanées myélinisées de gros calibre, A? et A? (normalement activées par des stimulations mécaniques), diminue la réponse des neurones de la corne dorsale de la moelle épinière à des stimulations nociceptives.
Ces données expérimentales expliquent en partie les effets favorables de l'utilisation thérapeutique, dans le cas de douleurs chroniques, des techniques de neurostimulation périphérique de faible intensité et de fréquence élevée. Cette stimulation est en général délivrée au niveau des nerfs périphériques par application d'électrodes sur la peau. Le patient règle lui-même les stimulations en fonction de sa douleur. C'est aussi ce mécanisme qu'on utilise lorsqu'on se frotte vigoureusement la peau pour soulager la douleur déclenchée par une piqûre, un traumatisme, etc...
source: Constance Hammond, directeur de recherche, U29, INSERM
LES NEUROSTIMULATEURS:
CEFAR PRIMO PRO TENS ECO 2
( cefar compex ) (schwa medico)
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